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Après avoir tant aimé le Vietnam, il me semblait naturel de découvrir un tout autre pays de cette Indochine qui me fascine.
Au Laos, ce fut l’occasion de connaître un tout autre rythme, lent, totalement serein. La capitale, VIENTIANE, semble elle aussi ne pas connaître cette agitation habituelle aux grandes villes. Après avoir dîné en plein air et pris un verre dans les incontournables « troquets » au bord du Mékong, on est déjà sous le charme de ce pays et on entrevoie quelle va être l’ambiance du voyage. On choisira de faire une halte à VANG-VIENG, pour ses paysages de pains de sucre au bord de la rivière, avant de découvrir LUANG-PRABANG et ses temples merveilleux. A part ça, peu de visites et de choses réellement à voir, c’est plutôt une ambiance qu’il faut savourer. A Luang-Prabang comme ailleurs, le temps semble s’être arrêté, le fleuve et les monastères sont les piliers principaux de ce pays et donnent le rythme des journées, à commencer par la quête des bonzes dans les rues, dés 6 heures du matin. Certains voyageurs choisissent ensuite de se rendre dans le Sud à Paksé. J’ai choisi sans hésiter le Nord et ses minorités, non loin de la Chine. Ainsi, rejoindre MUANG-SING par des routes cahoteuses sans parler du moyen de transport, fut vraiment une aventure. L’occasion de se sentir vraiment au bout du monde, le voyage tel que je le conçois réellement. Ici, aucun hôtel de luxe ni magasin, pas d’eau chaude ni d’électricité avant 18 heures, comme à Luang Namtha … Mais l’extraordinaire marché mérite bien quelques privations ! On y rencontre de nombreuses ethnies venues à pied de leurs villages, « Akhas », « Yaos » et autres peuples aux coiffes étonnantes. On peut se rendre dans certains villages avec un guide, à condition d’être de bons marcheurs… ce que je ne suis pas ! La frontière chinoise n’est qu’à 8 kms. Ici s’arrête un Laos millénaire, dans cet endroit du bout du monde au parfum d’interdit, où l’on cultive toujours l’opium. |
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